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Publié par Michel Bouffioux

Lusinga : Le gouvernement fédéral interpellé par Benoît Hellings (Ecolo)

Ce 25 avril 2018, le député Benoît Hellings a déposé ce texte d'interpellation à l'endroit de la secrétaire d'Etat à la Politique scientifique du gouvernement fédéral, Zuhal Demir. Cette dernière est invitée a confirmer devant le parlement sa prise de position sur la restitution aux Congolais des restes humains de la "collection Storms", notamment celle du crâne du chef Lusinga. Voici le texte de cette interpellation.

Question orale de Benoit Hellings, Député, à Madame Zuhal Demir, Secrétaire d'Etat à la Lutte contre la pauvreté, à l'Egalité des chances, aux Personnes handicapées, et à la Politique scientifique, chargée des Grandes villes, adjointe au ministre de la Sécurité et de l’Intérieur

 

Concerne : la présence de restes humains dans les collections des établissements scientifiques fédéraux.

 

Madame la Secrétaire d’État,

 

A l’été 2016, le Sénateur Anciaux a interpellé votre prédécesseur à propos des restes humains conservés dans les établissements scientifiques fédéraux. Dans sa réponse, celle-ci déclarait à propos des collections de l’Institut Royal des Sciences naturelles que « les restes humains provenant d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Océanie comptent environ 687 items. Il s’agit principalement de crânes et fragments osseux, et de quelques squelettes fragmentaires ou complets, dont deux moulages. Nous ne connaissons pas le nom des individus. »

Une enquête fouillée parue dans Paris Match Belgique le 22 mars dernier a pourtant établi formellement que des crânes appartenant à des personnes identifiées sont bien conservés par l’institution en question. Ces crânes de chefs congolais qui furent décapités sous le commandement du militaire belge Emile Storms, vers 1885, ont abouti dans les boîtes de rangement discrètes de l’IRSNB. L’enquête du journaliste Michel Bouffioux montre que trois crânes sont actuellement en Belgique, ceux du chef Tabwa Lusinga, du roi Maribou et du prince Mpampa (ce dernier crâne aurait mystérieusement disparu).

La directrice de l’IRSNB s’est montrée favorable à l'organisation du retour des restes humains correspondant à des individus identifiés et réclamés par des personnes apparentées. Se pose alors la question de l'inaliénabilité des collections de l'État. Tout changement d'attitude en la matière devra passer par l'adoption d'un cadre légal.

Dès lors, Madame la Secrétaire d’Etat, voici mes questions :

 

  1. A la lumière de ces éléments nouveaux et en particulier de l’enquête journalistique mentionnée dans mon préambule, pouvez-vous me préciser votre position ?
  2.  Le Gouvernement est-il favorable à la restitution de ces restes humains ?
  3. Envisagez-vous de faire évoluer le cadre légal pour permettre cette restitution si une demande était formulée par des descendants de Lusinga, de Maribou, voire si on retrouve finalement son crâne, de Mpampa ?
Trois crânes ont été ramenés en Belgique par Emile Storms en témoigne cette planche réalisée à l'occasion d'un exposé devant la Société d'Anthropologie de Bruxelles en 1886. Les trois crânes ont été transférés en 1964 au Musée des sciences naturelles de Bruxelles. Deux d'entre eux, ceux de Lusinga et Maribou, ont pu être localisés lors de l'enquête journalistique réalisée en 2018. Le troisième, celui de Mpampa, a disparu.
Trois crânes ont été ramenés en Belgique par Emile Storms en témoigne cette planche réalisée à l'occasion d'un exposé devant la Société d'Anthropologie de Bruxelles en 1886. Les trois crânes ont été transférés en 1964 au Musée des sciences naturelles de Bruxelles. Deux d'entre eux, ceux de Lusinga et Maribou, ont pu être localisés lors de l'enquête journalistique réalisée en 2018. Le troisième, celui de Mpampa, a disparu.
Trois crânes ont été ramenés en Belgique par Emile Storms en témoigne cette planche réalisée à l'occasion d'un exposé devant la Société d'Anthropologie de Bruxelles en 1886. Les trois crânes ont été transférés en 1964 au Musée des sciences naturelles de Bruxelles. Deux d'entre eux, ceux de Lusinga et Maribou, ont pu être localisés lors de l'enquête journalistique réalisée en 2018. Le troisième, celui de Mpampa, a disparu.

Trois crânes ont été ramenés en Belgique par Emile Storms en témoigne cette planche réalisée à l'occasion d'un exposé devant la Société d'Anthropologie de Bruxelles en 1886. Les trois crânes ont été transférés en 1964 au Musée des sciences naturelles de Bruxelles. Deux d'entre eux, ceux de Lusinga et Maribou, ont pu être localisés lors de l'enquête journalistique réalisée en 2018. Le troisième, celui de Mpampa, a disparu.

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